Les Marchés passent au numérique

Depuis ce matin, l’un des quotidiens les plus anciens de France n’existe plus. Créé au XIXe siècle, Les Marchés, aussi connu sous le nom de Les marchés agricoles était l’un des derniers à publier les mercuriales, les cours des grands marchés de produits agricoles, céréales, bétail, poissons, fruits et légumes. Jusqu’à vendredi donc, le journal se [...]

Depuis ce matin, l’un des quotidiens les plus anciens de France n’existe plus. Créé au XIXe siècle, Les Marchés, aussi connu sous le nom de Les marchés agricoles était l’un des derniers à publier les mercuriales, les cours des grands marchés de produits agricoles, céréales, bétail, poissons, fruits et légumes. Jusqu’à vendredi donc, le journal se présentait sous la forme d’un huit pages tabloïde, dont trois étaient consacrés aux articles d’actualité et les cinq restantes aux cotations, avec cinq éditions par semaine. Depuis ce matin donc, Les Marchés n’existe plus sous forme papier mais uniquement sous forme électronique, en version feuilletable sur le site du quotidien ou en PDF dès 13 heures.

Cotations et analyses

« C’est la principale innovation de cette nouvelle formule » explique Bruno Carlhian, rédacteur en chef des Marchés. « Pour accompagner ce changement de support, qui va probablement nous faire perdre environ 10 % de lecteurs, il fallait que nous puissions en gagner en offrant plus de service pour rajeunir notre lectorat. La version électronique sera donc différente, plus axée sur les cotations qui, livrées à 13 heures au lieu du lendemain matin s’inscriront mieux dans le travail quotidien de nos lecteurs de l’agroalimentaire. » Quelques informations importantes seront également traitées avec la version quotidienne, principalement consacrées à l’analyse des marchés, mais l’offre rédactionnelle sera allégée par rapport à la version papier existant jusqu’à aujourd’hui. Par contre, le quotidien papier se transforme en hebdo, le premier sera disponible dès ce jeudi, sur un format A4 et 32 pages, plus typé magazine et moins versé dans l’actualité.

Un hebdo en plus

« Nous aurons avec cet hebdo, Les Marchés hebdo, une approche plus approfondie, des dossiers, des articles de réflexion » poursuit Bruno Carlhian. « Nous étions confrontés à un effritement de notre lectorat traditionnel, notre journal n’était plus en phase avec nos lecteurs qui ont déjà, sur Internet à disposition d’autres sources d’informations. Les conditions économiques de fabrication et de diffusion de notre quotidien à nos 3000 abonnés ont ajouté à l’urgence de la mutation. » Mutation effective donc, depuis ce 9 mars 2009, 138 ans après la création du quotidien Le Fermier, au temps de la Commune de Paris.

(précision utile, je collabore au quotidien Les Marchés depuis 1996)

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« Within minutes of my posting something, even in the earliest days, readers responded. E-mail seemed to unleash their inner beast. They were more brutal than any editor, more persnickety than any copy editor, and more emotionally unstable than any colleague. » Andrew Sullivan, "why I blog" The Atlantic, novembre 2008

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