Il est souvent fait référence, lorsqu’on aborde la question des futurs du journalisme aux MoJo, mobile journaliste, sorte de reporter capable de transmette ses informations depuis sa voiture avec l’équipement dédié (caméra, laptop, connexion wifi…). Ce modèle déjà à l’œuvre dans plusieurs rédactions aux USA et en Europe est-il une révolution, comme annoncé, ou une simple évolution ? Je penche personnellement pour la seconde hypothèse. Il est d’ailleurs curieux de voir comment le MoJo revient, en somme, à ce qui faisait l’essence du journalisme il y a quelques années, c’est à dire être un métier de terrain. De reporter.
Les techniques changent, sont plus complexes, mais ne boudons pas notre plaisir de voir justifiée de nouveau par les oracles la posture du journaliste dans la rue et non pas au bureau. D’ailleurs, nous étions tous MoJo, même avant le téléphone portable et le laptop. Seulement, nous nous servions des cabines téléphoniques ou des téléphones des bistrots pour dicter nos papiers, des taxis ou des chauffeurs routiers pour faire voyager les péloches.
Plus compliquée me semble aujourd’hui la tâche qui nous revient de gérer en permanence le flux d’informations que nous subissons, notamment de type Twitter, promis à devenir le premier grand média de direct, colaboratif, participatif, bref, un joyeux bordel. On mesure pourtant aisément tout l’intérêt que peuvent apporter les technologiques actuelles en ce qu’elles sont des portes ouvertes plus nombreuses pour nous aider à travailler, à condition que nous sachions trier. L’équation à résoudre étant de savoir comment un journaliste peut-être à la fois sur le terrain et branché sur son ordinateur ou son smartphone… (à suivre, demain).
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